En anthropologie religieuse un sanctuaire (de sanctus, « sacré») est généralement un lieu ou édifice rendu ou devenu sacré (c'est-à-dire 'appartenant à un Dieu') pour une raison ou l'autre2. Il peut alors être interdit aux profanes, et accessible seulement aux personnes 'sacrées' (les prêtres) à la différence d'un temple classique construit pour être un lieu accessible en particulier aux fidèles, mais pas seulement à eux. Les sanctuaires sont donc souvent associés à l'idée de pèlerinage.
Dans une église, le sanctuaire3 est la partie de l'église où se trouve le maître-autel4 où s'accomplissent les cérémonies liturgiques. Le sanctuaire ne doit pas être confondu avec le chœur qui est l'espace où se tient le clergé. Dans les petites églises, le sanctuaire et le chœur sont confondus. Dans les cathérales, la liturgie actuelle de l'église catholique a placé le sanctuaire à la croisée du transept pour permettre une meilleure participation des fidèles à l'office religieux.
Les traditions religieuses ayant fondé des lieux publics de dévotion souvent dénommés sanctuaires incluent :
Un néologisme s'est formé sur une des dimensions du sacré que revêt le sanctuaire. Sanctuaire désigne ainsi un espace bénéficiant d'un ensemble de mesures assurant sa garantie, sa protection, avec une dimension de sauvegarde, de mise à part, d'intangibilité.
Sanctuariser, sanctuarisation font désormais partie du vocabulaire juridique, géopolitique.
Dissuasion nucléaire
Le sanctuaire représente le territoire qui, seul, bénéficie de la dissuasion nucléaire.