• <script type="text/javascript"> </script> <script type="text/javascript" src="http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/show_ads.js"> </script>

     

     

     

    Aucune recherche poussée n’avait été menée en Antarctique occidental depuis cinquante ans. Pourtant, une découverte de taille attendait les chercheurs : envoyée sur place, la mission du projet de surveillance britannique de l’Antarctique (BAS) est tombée sur un immense canyon de 1,5 km de profondeur. Chargés de vérifier les informations satellitaires de la Nasa montrant d’importantes fontes des glaces dans la région, les chercheurs ont découvert ce gigantesque ravin.

    "Imaginez le Grand Canyon, sauf que celui-ci est d’une profondeur de 1,5 km, environ 10 km de large et près de 100 km de long", explique Robert Bingham, glaciologue et responsable de la mission. Selon les scientifiques, ce canyon, constamment creusé par des phénomènes d’érosion, n’a pas fini de battre des records et… de causer des problèmes dans la région.

    Une explication de la fonte des glaces

    "Nous rapportons la découverte d’un bassin sous la calotte glaciaire d’une profondeur jusqu’à 1,5 km, connecté avec la couche glaciaire de la mer intérieure de Bellingshausen et dont l’existence affecte profondément la perte de glace", expliquent les chercheurs dans une étude publiée jeudi 26 juillet dans la revue britannique Nature  (lien en anglais). En clair : ce canyon, par sa profondeur, laisse passer l’eau, plus chaude, de l’océan, provoquant une instabilité dans la calotte glaciaire de la région.

    Conclusion : le réchauffement climatique ne serait pas la seule cause de la fonte des glaces observée dans l’Antarctique. "On ne peut pas parler simplement d’une réduction de la calotte glaciaire comme une conséquence à court terme du réchauffement climatique, expliquent les chercheurs de la mission. Cela fait partie d’un système plus vaste d’interactions entre l’activité tectonique, les modifications du paysage glaciaire et les changements océaniques et atmosphériques." Dans leur ensemble, les régions glacières connaissent une instabilité croissante, et ces changements sont encore bien mystérieux pour les scientifiques.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique