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    La plupart des recherches effectuées en micropsychokinèse utilisent des générateurs de nombres aléatoires (GNA) qui produisent des nombres de façon aléatoire à partir d’un bruit électronique ou d’une source radioactive. Pour étudier la micropsychokinèse, on effectue des tests de contrôle dans lesquels les GNA fonctionnent seuls, des tests avec un sujet psi qui tente d’influencer les résultats des GNA.

    Les sujets tentent généralement d’influencer un GNA à travers une interface « ludique » : le but va être, par exemple, de faire s’allumer des diodes, gérées par le GNA, le plus souvent possible. On compare ensuite les résultats de façon à déterminer si, statistiquement, les résultats du GNA influencé par le sujet correspondent au hasard ou non. Dans le cas de la recherche avec les diodes, on étudie si elles se sont allumées plus souvent en présence d’un sujet psi.

    Ces tests sont le fait d’Helmut Schmidt, physicien, introducteur de la méthode des générateurs de nombres aléatoires. Il prétend avoir obtenu des résultats significatifs[2],[3],[4]. Dean Radin et Diane Ferrari ont collecté 148 études expérimentales portant sur la psychokinèse. L’effet global obtenu aurait une petite taille d’effet de p=0,5016[5].

    Les sceptiques considèrent cependant, à l'inverse de Dean Radin et co., que l'utilisation de la technique de la méta-analyse en parapsychologie est fallacieuse. En effet, pour prouver l'existence du psi, il faudrait que chaque expérience prise indépendamment ait une taille d'effet non négligeable, et pas uniquement lorsqu'on fait une méta-analyse en incluant une sélection d'expériences plus ou moins similaires les unes avec les autres surtout quand on pense à l'effet tiroir. Or, les expériences individuelles en parapsychologie ont, quand elles ont la chance d'obtenir un effet significatif, ont toujours une taille d'effet faible, ce qui est insuffisant pour prouver l'existence du phénomène allégué.

    Entre 1969 et 1984, 332 expériences utilisant des générateurs de nombres aléatoires ont été effectuées. Leurs auteurs prétendent avoir obtenu, sur l’ensemble, une valeur « très significative » de p[6] = 10–43[7].

    Les résultats combinés de 597 études expérimentales utilisant des générateurs de nombres aléatoires, faites entre 1959 et 1987, auraient donné une valeur de p = 10-12. Les 235 études contrôles ont donné lieu à des résultats en adéquation avec le hasard. L’effet total reste cependant faible avec 51 % de réussite au lieu des 50 % attendus par le simple fait du hasard[8].

    Fiona Steinkamp a mis en place 357 études expérimentales et 142 études de contrôle. Le Z[9] (Stouffer) pour les études expérimentales était de 13,09 mais pondéré à la taille de l’étude, il atteignait 2,70, p = 0,004, avec une très petite taille d’effet de p = 0,50003. Les sujets doués auraient significativement mieux réussi[10].

    Dans les années 1990, Helmut Schmidt a voulu répondre aux critiques en faisant participer des sceptiques à une série d’expériences : ces études ont été reconduites à cinq reprises avec, à l’issue d’une étude cumulative, p < 1/12000


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